17 octobre 2005 | Dharius | commentaires (9) | imprimer

300 ans avant J.-C., une société secrète de prêtres tenait sous son emprise le monde celte. Chaque année le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l'honner de leur divinité païenne Samhain, un festival de la Mort des prêtres se déplaçant de maison en maison, réclamaient des offrandes pour leur dieu et exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur cette maison, d'où le "trick or treat", malédiction ou présent, pour être plus clair: une offrande sinon la malédiction.
Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine de sacrifices précédents. Ces navets représentaient l'esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces.
Au 18 ème et 19 ème siècle, quand cette coutume est arrivée aux Etats Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles. Le nom donné à l'esprit qui habitait dans la citrouille était "Jock", qui est devenu "Jack" qui habite dans la lanterne, d'où le nom "Jack-o-lantern".
Le mot Halloween vient de "All Hallow's Eve": veille de la Toussaint. Et on est tenté de l'associer à cette tradition chrétienne. En réalité, les origines de Halloween sont complètement païennes et n'ont aucun rapport avec cette fête religieuse.
Aujourd'hui, dans le monde entier, Halloween est la fête la plus importante pour les satanistes. Le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers.
En 1999, le chiffre d'affaire généré par la fête d'Halloween
a dépassé pour la première fois, en France, celui des fêtes de Noël! Cette fête
païenne que l'on tente de "christianiser" avec la fête de la Toussaint et que
l'on croit importée des Etats-Unis est d'origine Celtique en fait. (Le mot Halloween
vient de "All Hallow's Eve": veille de la Toussaint et avant veille du jour
des morts.). Le noir était la couleur d'attribution vestimentaire des sorcier(e)s
et l'orange celui des chande; les constituées de graisse provenant de sacrifices
parfois... humains.
Les costumes rappellent tout simplement celui des druides toujours d'actualité avec la panoplie d'habits sacerdotaux utilisés par le clergé pour officier. Le navet, et parfois un crâne humain, utilisé à l'origine par les druides et autres prêtres sacrificateurs a été remplacé par la citrouille évidée dont le cours a connu une hausse inattendue sur les marchés concernés en France (30% soit 10 000 tonnes). La chandelle placée à l'intérieur était un signe de reconnaissance de ceux qui voulaient protéger ainsi leur foyer et témoigner de leur sympathie pour les satanistes et éviter ainsi leur courroux. "citrouille" se dit "pumpkin" en anglais. (Le groupe pop, "the pumpkins" connu depuis 10 ans sur la scène internationale a fait sa tournée d'adieu à Paris pendant les derniers jours d'octobre). ce mot commence par "citro" en français (comme citron) et la fin du mot "rouille" nous rappelle que ce qui est "en fer" rouille!
Halloween est la période traditionnelle où les portes obscures
du royaume des ténèbres, de la mort et du surnaturel sont grandes ouvertes.
Les démons et les esprits sont libres de régner pour une nuit, cabriolant, nous
invitant à les rejoindre dans leurs rondes et nous révélant des brides d'avenir.
En tant qu'enfant ,ayant été attiré par des passions plus sinistre, je me suis
toujours réjouie de la peur et du merveilleux suscités par l'Halloween.
Elle offre même aux personnes les plus mondaines l'occasion de pouvoir goûter
à la perfidie pour une nuit. Ils ont la chance de pouvoir danser avec le Diable,
soit en tremblant, trébuchant et chancelant de nervosité dans les bras du Prince
ténébreux, ou en partageant fièrement avec audace et langueur des excès lascifs
et de la terreur d'autrui en cette nuit maudite et magique. Notre fils, Xerxes,
est né le 1er novembre, qui se trouve être le Jour des Morts dans les cultures
latines, et est un moment de communion et de retrouvailles avec les ancêtres
défunts depuis longtemps. Nous avons célébré l'anniversaire de Xerxes sur l'heure
de minuit les trois dernières Halloween. Et ensuite notre Grand
prêtre, mon amour et mon Maître, est mort la nuit du 29 octobre 1997, soit trois
jours avant le quatrième anniversaire de Xerxes. Bien que cela ait été douloureux
pour Xerxes et moi-même ces deux dernières années, il semble approprié que le
D. LaVey soit mort lorsqu'il l'a été, au moment où la barrière entre la vie
et la mort n'est plus qu'un mince fil. En une telle nuit, tout peut arriver.
Défier la foi aveugle tout en demeurant ouverte aux innombrables possibilités
: voilà pourquoi je suis fière de porter le Baphomet. Ceci est l'un des éléments
principaux cristallisés par la philosophie de Anton LaVey en ce que nous appelons
le satanisme. Je n'ai pas à être un "vrai fidèle" pour entretenir de folles
fantaisies. Je suis en mesure d'apprécier le pouvoir de la peur, de la sensualité
et du rituel sans abandonner pour cela ma raison. Dans le satanisme, ces deux
éléments sont essentiellement le même. La sexualité et l'intelligence, la religion
et la logique, l'imagination et la science, l'illusion et la réalité, les faits
et la fiction : tous ces éléments s'entremêlent pour former d'intrigants modèles.
Les satanistes plongent tête première dans cet univers de possibilités, se réjouissant
davantage de la complexité de la vérité que du confort d'un mensonge. La stimulation
par la complexité nous est tout simplement délectable : ce va- et -vient entre
les extrêmes nous amène inévitablement à un équilibre. Voilà l'essence de la
vie. L'inertie mène à la stagnation.
Anton LaVey n'a jamais prétendu posséder réponse à tout. Son désir, en fin de
compte, était d'encourager les gens à ne jamais cesser de questionner, de s'investir
dans les jouissances de la vie et se dépasser constamment. Nous sommes constamment
à la recherche de défis, et passons notre vie entière à frôler la ligne rouge.
Ce qui perturbe les autres, les inquiète ou les menace, est vivifiant pour nous.
La peur et le changement nous mettent au défi. La perte du D. LaVey il y a deux
ans de cela fut un grand défi pour nous tous, mais nous avons utilisé cette
perte pour concentrer d'avantage nos idéaux et pour être encore plus tenaces
dans notre détermination. Anton LaVey vit toujours : lorsque nous rions, lorsque
nous jouons de la musique, ou que nous nous amusons avec nos enfants, lorsque
nous atteignons nos objectifs personnels et que nous nous accouplons lascivement
avec nos amants. D'après ces deux dernières années, je peux constater que le
satanisme est bien vivant et que l'avenir de l'Église de Satan est certain.
Nous demeurerons cette cabale souterraine composée d'hérétiques que Anton LaVey
a formée en 1966. Nous continuerons de partager notre connaissance intacte et
notre force avec ces individus, appartenant au Diable, qui les recherche avec
patience, persistance et sincérité. Nous enseignerons à nos enfants comment
étreindre la vie sans honte ni réserves. Nous ne les endoctrinerons pas, refusant
de substituer une tradition aveugle pour une autre. La société a bien vu récemment
à quel point les jeunes deviennent fâchés et amers lorsqu'ils découvrent que
ceux en position d'autorité leur ont mentis. Nous offrirons une voie distincte
pour répondre aux observations et aux expressions de chaque enfant, une connaissance
éclairée de la justice et, encore plus important, nous encouragerons la compréhension
des peurs et des déficiences humaines, et comment les utiliser à leur propre
avantage.
Oui, les démons m'ont effectivement offert un clair aperçu de l'avenir en cette
nuit maudite. J'aperçois la lumière briller avidement dans les yeux de mon fils
tandis qu'il danse gaiement dans son costume de pirate. Je peux voir les petits
monstres, les sorcières et les vampires enfin libres d'errer dans les rues sans
restrictions. J'entrevois la raison, la science et la fantaisie faire éclater
la fade léthargie des philosophies défuntes. J'aperçois les satanistes du monde
entier se réunissant en petits groupes en cette nuit et dans les Halloween
d'ici 500 ans, pour lever leurs verres aux légions infernales, aux révolutionnaires,
aux artisans de mythes, aux infidèles et aux réprouvés, et à la santé de Anton
LaVey # longue vie à notre Grand prêtre !
Depuis le milieu des années 1990, la fête de Halloween s'est acclimatée sous nos latitudes. Pur produit commercial importé des Etats-Unis et artificiellement planté en Europe, Halloween et son cortège de citrouilles et de sorcières ont rencontré un succès fulgurant, avec une large bénédiction sociale. Quelques protestations critiques se sont élevées ici ou là, provenant essentiellement d'ecclésiastiques chagrins, mais elles ont été étouffées par le joyeux brouhaha des squelettes en folie. Aujourd'hui, un jeune philosophe et critique littéraire français s'insurge contre cet impérialisme des potirons qui a balayé les chrysanthèmes de la Toussaint. Il vient de publier un livre* dérangeant et décapant sur Halloween, qui lui vaudra certainement quelques malédictions de cucurbitacées courroucées.
Le Temps: Damien Le Guay, vous écrivez: «La Toussaint se meurt; vive les citrouilles
et la fête des squelettes.» Pourquoi une telle animosité à l'égard de Halloween,
fête qui semble somme toute assez inoffensive?
Damien Le Guay: Je n'éprouve aucune animosité à l'égard de Halloween,
et je n'ai aucune intention de tuer des citrouilles ni de mettre en prison des
sorcières. Mon propos se veut polémique et ironique, il est un appel à la réflexion
sur les enjeux de cette fête qui apparaît comme un symptôme de certains dérèglements
de nos sociétés contemporaines.
– Dans votre livre, vous regrettez le fait que Halloween soit en train
de supplanter la Toussaint. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela ?
– Je ne regrette rien, je constate. Je ne défends pas la Toussaint, je regarde
la nocivité de Halloween. Cela dit, en termes de calendrier,
il y a un effet de recouvrement de la Toussaint par Halloween,
comme un navire qui serait submergé par une énorme vague. Cela est dû au battage
médiatique qui est très fort, à de puissantes opérations marketing, relayées
par l'école et d'autres institutions, comme la poste en France qui a créé un
timbre spécial à l'effigie de la citrouille de Halloween. Cet
effet est tel qu'en France, certains enfants ne parlent plus des vacances de
la Toussaint, mais de celles de Halloween.
– Vous estimez que Halloween est une fête nocive. Pourquoi ?
– Je ne dis pas qu'elle est novice, je dis qu'elle comporte des éléments de
nocivité dissimulés. Cette fête a des conséquences sur l'imaginaire des enfants.
Premièrement, elle donne l'idée que l'univers est régi par des forces occultes
contre lesquelles l'enfant ne peut rien, et que tout est décidé par avance.
Dans cet univers où règne la fatalité, l'homme n'est qu'un jouet ballotté par
des entités tutélaires magiques. Il est difficile de faire comprendre aux enfants
qu'ils sont libres, libres d'agir et de prendre en main leur vie.
Ensuite, Halloween dénature l'apprentissage indispensable de
la mort. Elle lui enlève son caractère tragique, lui confère un anonymat et
en fait un objet d'amusement. Halloween invite à prendre la
mort au second degré. Or, les enfants ont un travail imaginaire important à
faire pour juguler leurs angoisses existentielles. Mais plus on est dans l'anonymat
et dans le second degré, plus on prolonge ce que l'historien Philippe Ariès
appelle la «mort interdite». Par ailleurs, n'oublions pas que Halloween
véhicule des éléments religieux liés au culte de Samhain pratiqué par les Celtes
et donc aux anciennes religions primitives. Dès lors, même si on en parle au
deuxième degré et qu'on affirme ne pas y croire, la puissance spirituelle de
la magie reste active.
Quant à la Toussaint, elle propose un type d'apprentissage de la mort diamétralement
opposé. Elle donne à la mort un visage, qui peut être celui de proches décédés
ou des saints, et elle offre à l'enfant la possibilité de s'inscrire dans une
histoire des vivants et des morts qui le concerne. On devrait créer un «principe
de précaution imaginaire», de même qu'on applique un principe de précaution
alimentaire en abattant des millions de vaches dites «folles».
– N'est-il pas dangereux de vouloir ainsi régenter l'imaginaire des
enfants ?
– Il n'est pas question de remettre en cause la nature de l'imaginaire des enfants,
qui a toujours été peuplé de monstres et de fées, mais de protéger la qualité
de cet imaginaire. Aujourd'hui, la frontière entre l'imaginaire et le réel est
floue. Halloween flatte le sentiment de toute-puissance de
l'enfant au lieu de le canaliser. Il lui laisse croire qu'il peut jeter un sort
à l'adulte qui lui refuse des bonbons. Nous ne sommes plus ici dans la logique
du don, mais dans celle du chantage. Nous savons, avec Bruno Bettelheim, que
l'imaginaire est nécessaire aux enfants pour canaliser leurs angoisses. Je m'interroge
sur la capacité qu'a l'enfant, flatté par Halloween, de bien
faire la part des choses. Ne sommes-nous pas en train de gommer, de plus en
plus, cette frontière indispensable entre l'imaginaire et le réel? Ce flottement
des frontières, Freud le nommait «l'inquiétante étrangeté».
– La fête de Halloween ne dure qu'un jour. Est-ce suffisant pour flatter
durablement ce sentiment de toute-puissance ?
– Elle ne dure qu'un jour, certes, mais elle est préparée depuis un mois. Il
y a la fête en tant que telle, et puis il y a tout ce qui l'annonce. Avec Halloween,
nous sommes dans un univers de sorcellerie et de magie, qu'on retrouve dans
tous les feuilletons américains regardés par nos enfants, comme Buffy, Charmed
ou Dark Angels. Halloween, de ce point de vue-là, est un élément
symptomatique de cet univers de néo-paganisme ambiant.
– Vous critiquez l'insertion d'une nouvelle fête dans le calendrier.
Quel mal à cela ?
– Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, on assiste à la greffe sur notre calendrier d'un nombre incalculable de fêtes qui ne fêtent rien. On fête tout pour oublier le vide. Il s'agit d'une fuite en avant. Cette sociabilisation à outrance participe de ce que Bernanos nommait «une conspiration contre la vie intérieure». Comme l'alcool, ces réjouissances artificielles sont une façon de quitter le réel plutôt que de chercher à le comprendre, de fuir le concret plutôt que de le prendre à bras-le-corps.
– Halloween serait-elle plus nocive en Europe qu'aux Etats-Unis, où
elle est fêtée depuis plus d'un siècle ?
– Comparaison n'est pas raison. Les configurations religieuses d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique ne sont pas du tout les mêmes. Aux Etats-Unis, contrairement à ce qui se passe en Europe, la religion a droit de cité, elle n'est pas reléguée dans le seul espace privé. La stratégie de la dérision n'y est pas du même ordre et ne pourrait pas s'appliquer à la religion chrétienne.
24 janvier 2006 | fp | commentaire de fp
En écho au commentaire de josefania : Le texte sur les origines d'halloween était très interressant mais dommage d'avoir rajouté les commentaires d'une sataniste qui n'ont rien apporté de plus et qui n'ont même pas leur place sur un site chrétien... Donnerais-t-on la parole au diable sur ce site ? Cela reviens au même. Je crois qu'il est important de ne même pas citer, comme le dit l'apôtre Paul, certains propos, surtout s'ils n'apportent rien de plus au sujet dont on parle.
23 janvier 2006 | code | aucun site
Dieu transforme un mal en bien ...
Mettre à jour les forces ocultes permets de les vaincre,(elles ne sont plus ocultes, alors...) à conditions de ne pas jouer avec ni se laisser séduire...
22 novembre 2005 | 2355 | aucun site
halloween c n'impote koi c affreux
16 novembre 2005 | | aucun site
Merci pour cette approche du phénomène Halloween qui est très riche et m'a ouvert tout un pan obscur! Je me doutais bien que c'est un phénomène contraire à la voie divine, mais qui avait juste une connotation commerciale d'abord pour moi! Ces origines donnent la chair de poule et c'est d'autant plus dangeureux que le phénomène attaque les chrétiens à leur base: dans le cerveau de leurs enfants, sous forme d'angélisme! Très pervers!
Après une telle démonstration, il ne reste plus aux chrétiens soucieux de préserver l'avenir spirituel de leur progéniture de balayer cette vague de publicité avnt qu'elle ne tue nos progéniture pour l'éternité.
28 octobre 2005 | josefania | aucun site
Je ne trouve pas ce récit très explicite et de plus pas édifiant du tout je pense que les dires d'une satanistes n'ont rien à faire ici puisqu'ils ne nous disent pas réellement ce qu'est la fête d'Halloween. C'est bien domage. Sinon ton site est super David j'ai trouver plein de trucs que je cherchait depuis longtemps. Persévère et que Dieu te Bénisse.
26 octobre 2005 | Lv777 | http://jesusetlabible.blogspot.com
Bravo David pour ton site. QDTB. J'ai aussi un blog http://jesusetlabible.blogspot.com avec ma petite contribution sur la "fête" pagano-occultiste d'halloween.
@+
25 octobre 2005 | mel | aucun site
sais laid sa donne pa dinformation je veus savoir quel peuple célebraient la fete de samain le 31 octobre il ya 2500 ans
19 octobre 2005 | clown | http://clubbnfarciennes.over-blog.com
super enfin un blog chrétien, je ferais moi aussi un article sur mon blog demain sur le sujet car pour de nombreuses personnes malheureusement, cette fête est inoffensive ! Donc à nous chrétien de réagir. merci.
a+
18 octobre 2005 | art13 | www.fadou.com
L'article sur halloween est tres mauvais, orienté (anglosaxon) que dire.. incomplet, en quelques centaines de lignes, vous arrivez à ne pas écrire "Samain"! Pas chapeau.
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